Pôle YO CONTIGO

YO CONTIGO pôle "ingénierie de projets" de l'association CAP ESPERANCE

05 novembre 2009

Toute l'actualité de CAP ESPERANCE est sur le blog :

http://assocapesperance.canalblog.com

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18 octobre 2009

Présentation de CAP ESPERANCE

plaquette en français :

CAP_ESPERANCE_2_me_semestre_2009_Internet

plaquette en anglais ( traduite du français par Thomas GELIN)

CAP_ESPERANCE_2009_ANGLAIS___Internet

plaquette en portugais ( traduite du français par Marilia BACAO)

CAP_ESPERANCE__PORTUGAIS_INTERNET

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28 mai 2009

UN NOUVEAU QUARTIER EST NE!

« Tsaratànana, une aventure inoubliable ! » Exclamation en forme de slogan dite par Josoa, l’un des chefs de famille à la veille de l’inauguration du quartier qui a eu lieu le 18 avril dernier.

Combien il a raison ! Sans doute faudrait-il un livre pour relater tous ces mois intenses et riches qui nous ont tous changer, mettre des mots sur tant d’émotions, probablement aussi nombreuses que toutes les briques qui ont été nécessaires pour transformer l’utopie en réalité et un petit hectare sur les presque 60 millions que compte Madagascar, en un lieu d’espoir et de vie. Et pourtant, l’histoire reste à écrire, ce n’était là que le 1er tome.  Le stylo reste entre les mains des familles et de ceux qui les accompagnent mais aussi encore un peu à nous aussi à la manière du « Petit Prince » de Saint Exupéry  dont les paroles résonnent dans notre cœur :

«  C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir. Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose... Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir. »

Toutes ces considérations ne sont pas très techniques me direz-vous. Peut être faudrait-il à ce moment de l’histoire, pour paraître plus sérieux, donner des chiffres, des statistiques. Cela viendra rassurez-vous ! Mais aujourd’hui laissez moi me promener à petits pas dans mon jardin et me dire : « cela valait la peine tant de nuits d’insomnies, de démarches trop souvent stériles ; pas toujours, heureusement !, de déceptions, d’incompréhensions. Les sentiers vers les sommets sont difficiles, la tentation est grande de rebrousser chemin. Mais voilà,  il y a les rencontres, les encouragements, le compagnonnage et puis on arrive au but et que ce que l’on découvre est tellement mieux que tout ce que l’on a pu imaginer dans nos rêves les plus fous . La vie n’est heureusement pas enfermée dans les limites que nous lui avons fixées. Elle bouillonne parce qu’il y a derrière tout cela une aventure profondément humaine. Nous avons fait ensemble un chemin merveilleux, pas du tout idéaliste mais plutôt fait d’ajustements permanents. Un chemin avec ses contradictions et ses éclats de rire. Que dire ? Chaque expérience de vie nous change profondément pour peu que nous le permettions. Alors, et si c’était à refaire ? « Oui », deux fois « oui » nous le referions .

   

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J’en suis là dans mes rêveries et je devine votre impatience à savoir ce que nous avons fait en définitive durant tout ce temps sur cette belle île de Madagascar et en particulier ces trois derniers mois. Je commencerai par la fin si vous le permettez. C’était le 28 avril. Lalao et Pierre, Bernadette et Jacques, les deux dernières familles entrées dans le projet se sont dit « oui » devant Monsieur le second adjoint de la commune d’Ambohidratrimo (et non moins secrétaire de l’association « Miara Dia »). Belle image symbolique pour clore ce premier volet de l’histoire. A Tsaratànana sur le tapis rouge de latérite nous aurions pu faire notre montée des marches tellement tout le monde était beau. Chacun avait mis la main à la pâte pour préparer la fête. La joie présente n’était pas feinte. C’était un bel esprit de famille.

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Nous avions l’objectif de l’inauguration du 18 avril pour finir les travaux. Challenge infernal comme d’habitude, mais on peut dire atteint à quelques petits détails près. C’est d’une voix émue qu’Eric (un des chefs de famille) a pris la parole devant l’assemblée venue nombreuse pour cet évènement qui était sans doute une bouffée d’espérance dans le marasme ambiant depuis 3 mois . Porte parole des familles Il a exprimé la reconnaissance de chacun et surtout chose importante il a dit en substance «  regardez ce que nous avons fait, n’hésitez pas à nous embaucher, nous sommes capables de faire tout cela ». Es-ce que ce ne sont  pas là les paroles d’un homme debout ?

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Ensuite sont venus d’autres discours dont celui de Mr Clovis Arthur, maire d’Ambohidratrimo qui a placé cette manifestation dans une perspective hors politique, ce qui était important dans le contexte actuel. Il a remercié CAP ESPERANCE, les bailleurs et les donateurs qui avaient permis chacun à son niveau de réaliser les projets en faveur des pauvres qui tenaient à cœur à la commune depuis plusieurs années. Il a également profité de ce moment pour annoncer un nouveau partenariat possible avec CAP ESPERANCE, mais nous reparlerons de cela au chapitre « projet ». Une plaque commémorative offerte par la commune a été placée sur la stèle où sont aussi inscrits les noms d’une grande partie de ceux qui ont participé par leurs dons à la réalisation de ce quartier ainsi que les logos des bailleurs institutionnels.

Sur les photos insérées dans ce texte et sur les albums vous pouvez voir qu’effectivement tous les objectifs de construction ont été atteints.

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Comme nous l’avons indiqué dans le courrier précédent, les démarches administratives permettant la structuration du centre de gestion et l’ouverture de la crèche n’ont pas été possibles à cause de la crise politique. Toutefois, nous espérons pouvoir concrétiser tout cela dans les mois à venir. Techniquement en tout cas, tout est prêt.

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L’envoi de livres et d’ordinateurs par le CA de CAP ESPERANCE a permis l’installation de la médiathèque qui rappelons-le est ouverte à toute la population locale. Une initiation à l’informatique pour adultes et enfants est en projet.

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Dans le domaine de l’éducation, une formation d’alphabétisation fonctionnelle a été mise en place pour des adultes depuis le 14 mars. Elle se déroule tous les samedis. Nous avons également des demandes pour des cours d’apprentissage de la langue française.

Les loisirs ne sont pas en reste. Le 4 avril s’est déroulé le second tournoi de football organisé par Lala, avec une participation encore plus importante que la 1ère fois. Le trophée était assez original. C’était une brebis, vivante bien sûr et pleine d’après les spécialistes. Elle est repartie tenue en laisse, revêtue d’un maillot de foot  avec l’équipe victorieuse.

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Deux fois par mois, l’association du grain de blé anime un club d’enfants issus de Tsaratànana mais aussi des quartiers environnants. Ils nous ont présenté quelques-uns de leurs chants lors de la fête de l’inauguration. Des colonies de vacances sont prévues pour cet été. Les enfants attendent ces moments avec beaucoup d’impatience.

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Le groupe Ny Ako  nous a de nouveau offert un spectacle de qualité lors de l’inauguration. Leurs chants et leur musique ont largement attiré le voisinage.

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Sur le plan de la santé, un nouveau partenariat a été mis en place avec l’office national de nutrition (ONN). Il porte sur la plantation à Tsaratànana dans un premier temps de 100 pieds d’ananambo offerts par l’ONN. C’est un arbre dont les feuilles et les fruits sont une vraie mine d'or. En effet, plusieurs recherches ont démontré que l'ananambo possède plusieurs vertus et atouts qui peuvent aider à lutter efficacement contre la malnutrition. C'est un arbre à usages multiples, résistant à la sécheresse, particulièrement facile à multiplier et dont la croissance est très rapide. Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de « Moringa oleifera » (nom scientifique) sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des plantes comestibles. Le partenariat devrait être complété par des actions de formations spécifiques à l’utilisation de cette plante dans l’alimentation au quotidien et dans le séchage de ses feuilles qui pourraient être destinées à la vente et donc être une source de revenus .

Il y aurait sans doute encore beaucoup de choses à dire, mais avant tout « merci » à Dieu. On peut faire beaucoup de choses sans lui, mais encore plus avec lui, par la Foi qu’il met en nous pour nous aider à surmonter les obstacles, à croire en l’incroyable et surtout à aimer. Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés : le CA de CAP ESPERANCE, notre famille, tous nos amis, l'association des amis de CAP ESPERANCE et en particulier Gaby qui nous a rejoints 3 fois pour mettre son dynamisme et son enthousiasme au service du projet, les donateurs connus ou inconnus qui ont tellement touchés les familles parce qu’ils se souciaient d’elles, les bailleurs pour leur confiance, la commune d’Ambohidratrimo et tout le réseau amical et professionnel tissé à Madagascar dont les membres de Miara-Dia qui se sont courageusement engagés à nos côtés dans cette difficile mais incroyable aventure.

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Maintenant il faut continuer le chemin, de la même façon c'est-à-dire en unissant les forces, les capacités et les moyens de chacun. Nous pensons que le projet sera complètement réussit lorsque les familles s’engageront pour transmettre ce qu’elles ont reçu comme des « passeurs d’espoir » afin que d’autres puissent entrer à leur tour dans cette marche en avant.

Les projets

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Comme annoncé u peu plus haut, CAP ESPERANCE a déjà été sollicitée pour participer à la réalisation d’un nouveau projet. De quoi s’agit-il ?

L’école publique du fokontany d’Antohibe (quartier d’Ambohidratrimo dont dépend Tsaratànana) accueille actuellement 260 élèves dans 3 classes assez rudimentaires. Dans quelques années, suivant une enquête démographique et en prévision de l’intégration de nouvelles sections,  ils devraient être environ 400. Il est donc urgent de prévoir de nouveaux locaux plus adaptés à l’accueil de tous ces enfants. Pour des raisons de surface, le choix d’implantation s’est porté sur un terrain adjacent à Tsaratànana (ce qui n’est pas pour nous déplaire). La commune nous a officiellement demandé de l’aider à réaliser cette nouvelle école par de l’ingénierie de projet mais aussi, on s’en doute pour trouver les fonds indispensables à cette réalisation. Pour rassembler les éléments nécessaires à la conception d’un tel projet, nous avons constitué un comité de réflexion formé d’enseignants, de responsables d’associations de parents d’élèves et de responsables de la commune. Nous avons réfléchi sur un concept d’école idéal (suivant des critères malgaches) et dégagé quelques orientations indispensables : 9 classes, une cantine, des espaces de sports et de loisirs tout cela dans un cadre intégrant tout une dimension écologiques  portant sur le recyclage, le traitement des eaux usées et la récupération des eaux pluviales, le tri sélectif, le reboisement, l’utilisation d’énergies renouvelables. Ce sont là les grandes lignes sur lesquelles il va falloir travailler en détail pour arriver à un projet cohérent. Nous aimerions ajouter une dimension supplémentaire par le biais d’un « chantier/formation destiné à accroître les compétences d’ouvriers volontaires pour recevoir des formations pratiques et théoriques. Autres atouts et objectifs : optimiser les équipements collectifs de Tsaratànana : atelier de menuiserie, salle polyvalente pour les formations etc.

                                                                                                                                                      A bientôt !

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16 mars 2009

2ème lettre de nouvelles de la 4ème phase

Antananarivo le 16 mars 2009

Notre dernier rendez-vous épistolaire date d’un mois et demi, où en sommes-nous ? Si de loin vous ne comprenez pas ce qui se passe à Madagascar, soyez rassurés, nous non plus ! La formule est un peu exagérée mais elle reflète assez bien le sentiment général. Prenez 3 journaux, (francophones de préférence si vous êtes vazaha*) de ceux qui peuvent encore paraître, écoutez RFI et allez faire un petit tour sur Internet. Les informations relatées sont si contradictoires que vous êtes bons pour la migraine si vous essayez d’y comprendre quelque chose. Entre affirmations, rumeurs et démentis où est la vérité ?

* (« étranger » en malgache)

Cela prêterait à sourire si les conséquences n’étaient aussi dramatiques pour la population. Tous les domaines de la vie des Malgaches sont affectés : travail, scolarité des enfants, déplacements, pouvoir d’achat, amitiés, opinions personnelles qui peuvent faire de vous la cible de l’un ou l’autre camp. Mieux vaut ne pas avoir dans son voisinage immédiat un personnage politique, des entreprises ou des espaces commerciaux ou tout autre symbole de richesses si vous ne voulez pas être victimes de dommages collatéraux lors des pillages et autres exactions.

La pauvreté est instrumentalisée, alors que ceux qui en souffrent sont paradoxalement les premières victimes de ce conflit. A cause des emplois perdus, même précaires, le kapok* de riz des pauvres restent désespérément vides. Voilà un tableau bien noir qui ressemble au ciel, juste avant l’orage...

* (Mesure usuelle du riz équivalent à environ 350 gr) 

D’un tour d’horizon général, qui n’est toutefois pas sans incidences sur le reste,  revenons à ce qui nous intéresse et qui est la raison de notre présence ici à Madagascar : « Tsaratànana ».

Nous pouvons dire, enfin une éclaircie dans le ciel sombre, que tout va pour le mieux. Les matériaux, en général, ne manquent ni en quantité, ni en diversité. La seule difficulté est que par peur des pillages, les entrepôts et magasins ferment à la moindre alerte et cela pose des problèmes d’approvisionnement. Il faut trouver la bonne « fenêtre » d’ouverture et s’adapter... toujours s’adapter.

Sinon, les travaux de finition de la maison communautaire avancent bien. Les hommes ont bénéficié d’une formation à la pose et aux finitions du PLACOPLATRE donnée par Joaquim. Ils sont très emballés. C’est spectaculaire et pas courant ici.

Njaka, un de nos maçons a réalisé une superbe cheminée en briques dans la salle polyvalente dont il est très fier. Vous vous demandez sans doute : « mais à quoi peut bien servir une cheminée à Madagascar ? » D’abord, c’est convivial, ensuite, sur les Hauts Plateaux, on ne dit pas non à une petite flambée durant la période hivernale ; même dans l’hémisphère Sud.

Les branchements électriques sont presque finis, même si pour l’instant l’énergie sera fournie par un groupe électrogène. L’électricité de la JIRAMA (EDF locale) arrivera bien un jour.

Après une formation, Norbert s’applique sur le jointement des briques sur les façades des maisons et des différents bâtiments.

Cette 4ème phase comprend beaucoup de finition dont plusieurs m² de peinture sur les murs et les sols de la maison communautaire et du centre de gestion sans oublier certaine maison. Nous avions une équation à résoudre : d’un côté ; il nous fallait de bons peintres, d’un autre côté nous avions plusieurs femmes qui peinaient à trouver des emplois où elles n’étaient pas exploitées ; le 8 mars n’a pas encore tenu toutes ses promesses .... Alors,  quelques femmes sont entrain d’être formées à devenir des professionnelles de la peinture et des finitions. Au début, les hommes ont regardé tout cela d’un œil goguenard et un rien sarcastique, traquant le moindre défaut. Aujourd’hui, ils doivent bien reconnaître que même si à la fin de la journée elles ont un peu de peinture sur le bout du nez, leur travail est en plein progrès et parfois mieux que certains hommes, ça on le dit tout bas pour ne pas les vexer. Leur formation, tout comme leur « collègues »,  fera l’objet d’une validation d’acquis avec la délivrance d’un certificat. Il paraît que des femmes dans le bâtiment, à Madagascar, c’est aussi une révolution ! Mais celle là,  a les couleurs de l’arc en ciel.

Dans la lettre précédente, nous vous avions promis de vous présenter un peu mieux nos 2 entrepreneurs, pionniers dans la pépinière de micros entreprises.

Nous les avons interviewé, voici en premier le témoignage de Haingo qui gère l’épicerie et le salon de coiffure. Elle, son mari, Josoa et leur petite Kanto sont entrés dans le projet « Une Famille, Un Toit » lors de la seconde phase, il y a bientôt un an :

CAP ESPERANCE : « Haingo, tu as commencé ton activité depuis 4 mois maintenant, comment cela se passe-t-il ? »

HAINGO : «  Au début, pour l’épicerie, j’ai du trouver des fournisseurs, j’avais fait une petite enquête parmi les familles pour connaître leurs habitudes d’achats pour mes premières commandes. Aujourd’hui, ça marche bien, beaucoup de monde vient acheter »

C.E : « justement, d’où viennent tes clients, es-ce que ce sont uniquement les familles du quartier ? »

H. : « Non pas du tout »  NDLR  (là, Haingo, étend le bras et fais un large cercle qui englobe tout le paysage »),

«  Le « peuple » (c’est si mignon que je ne la corrige pas !)  vient de là et de là » (A ce moment, elle m’énumère plusieurs villages et fokontany environnant)

CE : « tes clients sont-ils réguliers ? »

H : « je les vois presque chaque jour. Ils sont contents de trouver ici l’essentiel de ce dont ils ont besoin. A cause des problèmes financiers, encore plus important depuis la crise, ils n’achètent que de petites quantités à la fois. La plupart vivent au jour le jour »

NDLR : et en effet, durant l’interview, quelques clients sont venus, ils achètent une ou deux cuillères d’huiles, quelques grammes de sucre ou de café, ½ bouillon cube ou l’équivalent de 2 tranches de pain. Je reste éberluée. Haingo elle, imperturbable remplit les divers récipients qui lui sont tendus pour mettre ces maigres denrées. Le cadeau de la maison, c’est son joli sourire qu’elle offre à tous, sans distinction.

CE : « Quels sont tes projets ? »

H : « j’aimerai faire quelques aménagements supplémentaires pour rendre l’épicerie plus attractive, des présentoirs extérieurs pour les fruits et légumes en particulier. »

CE : « Et la coiffure ? »

H : « cela a eu un peu plus de mal à démarrer, l’esthétique vient après les autres besoins. Mais maintenant, j’ai de plus en plus de clientes et de clients, surtout depuis que tu m’as aidé pour la déco »

Là, elle rit en regardant les photos de mode découpées dans des magazines et plastifiées pour faire plus « pro ». Mais ses clientes ne s’extasient même pas devant la photo de Georges Clooney (la seule photo d’homme que nous ayons trouvée). De toute façon, elles ne savent pas ce que veut dire « What else ? » et ne boivent pas de « Nescafé » !

Haingo bénéficie d’un accompagnement pour l’aider dans la gestion des stocks, la gestion et l’organisation de sa petite entreprise et dans la comptabilité.

Manitra, (se prononce Mandj) lui,  n’est pas issu du quartier. Il se présente en quelques mots :

« J’ai 36 ans, je sui célibataire. Je suis issu de la région d’Analamanga. Mon père était fonctionnaire alors j’ai eu l’occasion de vivre dans différents lieux de Madagascar. J’ai un niveau bac+2 en mécanique. Je n’ai jamais vraiment exercé ce métier. Je me suis tourné assez rapidement vers le tissage de la soie. C’est un métier qui se pratique dans ma famille, surtout par les femmes, depuis 7 générations. Au départ, c’est ma grand-mère et de l’une de mes tantes qui m’ont initié. Ensuite, j’ai approfondi ma formation en passant par toutes les étapes : élevage des vers à soie, filature, teinture végétale et ensuite tissage. »

CAP ESPERANCE : « comment êtes vous passé de la soie aux matériaux de recyclage ? »

M. : « Récemment, j’ai fait une formation avec « Madacraft ». Ils m’ont sensibilisé à l’utilisation de matériaux de recyclage et au respect de l’environnement pour créer, à partir du tissage, des objets originaux. J’ai imaginé quelques modèles de ceintures à base de sachets plastiques et de bricks (type Tetra Brick). Je travaille à la création d’autres accessoires, de mode principalement. Avec cet organisme, j’ai reçu aussi une formation assez poussée pour diriger une entreprise : organisation, gestion, comptabilité et commercialisation de mes produits. Ma formation a été validée suite à la production d’un mémoire. »

CE : « comment êtes vous arrivés à Tsaratànana ? »

M : « J’avais envie de réaliser mon entreprise dans un cadre social, proche d’une association. Miza (Miza est la Présidente de Miara-Dia) qui était l’une de mes formatrices m’a parlé de « Tsaratànana » et du projet de pépinières de micro entreprises. L’idée m’a séduite et je sui venu. »

CE : « quels sont vos projets ? »

M : « Dans un premier temps, J’envisage de former quelques personnes afin de leur procurer un emploi. A plus long terme, j’aimerai construire un atelier plus grand qui me permette de mettre davantage de métiers à tisser et d’élargir ma production. »

CE : « quels sont vos réseaux de commercialisation ? »

M : « la vente locale en premier puis la vente en ligne via le réseau « Madacraft »

CE : « avez-vous complètement abandonné l’idée de travailler la soie ? »

M : « Non, bien sûr. J’ai dans mes cartons des projets de création de bijoux en soie »

Voilà, vous connaissez un peu mieux nos deux premiers locataires de la pépinière. (Leurs photos sont dans l’album). Nous espérons qu’ils seront bientôt rejoints par d’autres. Enfin dès que « les évènements » ou « la crise », deux expressions très familières à Madagascar en ce moment, seront réglés. Personne n’ose rien entreprendre et nous même, nous sommes bloqués dans nos différentes démarches. Tout cela est très frustrant. Nous avons les personnes au téléphone, mais aucun rendez-vous n’est possible : le centre de Tana n’est pas très sûr pour les « vazaha » et même pour les Malgaches d’ailleurs. Nos interlocuteurs n’osent pas s’aventurer hors de leurs bureaux, d’autant plus que certain ne savent même plus qui est la tête hiérarchique de leur organisation. Nous essayons tout de même de faire avancer les choses, mais ce n’est pas facile. Nous progressons malgré tout, pas aussi vite que nous le voudrions, dans l’organisation de la maison communautaire : crèche, point santé, médiathèques, salle polyvalente.

Mais dans tout cela, nous avons aussi nos petites gouttes de rosée : les premiers pas de Tsiresy, heureux comme le 1er astronaute sur la lune, les « 2 » que Willy, assis sur mes genoux, dessine dans mon agenda avec force discours que je ne comprends pas à son grand désarroi, Julio, son petit frère qui se déplace sur les fesses à la vitesse de l’éclair et Tsaratiana notre petite dernière que toutes les mamans s’arrachent comme un trésor pour la tenir dans leurs bras . Et comme ça plein de petites histoires de vie, des enfants, des parents et de nous au milieu d’eux. Vivant proches, travaillant ensemble tandis que tout s’agite là bas ... à Tana.

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04 février 2009

"TONGA SOA" à TSARATANANA

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LES 1ères NOUVELLES DE LA 4ème PHASE

La vision de Tsaratànana nous a émerveillés quand nous sommes arrivés en haut du chemin; tout est vert ! En s’approchant c’était encore plus beau. Grâce aux pluies abondantes depuis novembre, les arbres ont beaucoup poussé, le gazon est vert, il y a beaucoup de fleurs et les jardins sont magnifiques !

Un peu avant, sur la piste, nous avions fait toute une moisson d’enfants venus à notre rencontre pour nous accueillir. Ils sont beaux, tout sourire. Cette fois ci, record absolu, nous étions 15 dans la 4L pour franchir les derniers mètres nous séparant du quartier.

Ici, nous sommes un peu comme chez nous. Heureux de retrouver nos amis, de découvrir le joli petit minois de Tsaratiana, la fille de Lalao et de Pierre, née ici le 12 janvier. Dans son abandon, nichée au creux des bras de sa mère, elle ne sait pas qu’elle aurait pu naître comme ses frères et sœurs sous des bâches dans la rue à Tana. Mais voilà, les choses ont heureusement changé pour la famille. Le sourire rassuré de ses parents en dit plus  que de longs discours.

«  ... Quand on veut une chose, tout l’univers conspire à nous permettre de réaliser nos rêves ... » L’alchimiste - P. Coelho

Nous faisons ensemble le tour du quartier. Nous constatons encore une fois combien les lieux ont été entretenus, respectés. Sachant d’où viennent ces familles, c’est vraiment remarquable.

Nous ne voulons pas gâcher ces moments de bonheur en évoquant les évènements politiques difficiles qui se déroulent au cœur de la capitale à quelques kilomètres de là. Demain il sera temps de comprendre et d’aviser.

Bien sûr, nous l’avons vite compris ; les choses se sont singulièrement compliquées ; déplacements, approvisionnements et incertitudes de toutes natures. Il va falloir s’adapter et s’organiser autrement. Mais ça n’est pas le plus grave.

Nous sommes tristes pour la population malgache qui n’avait pas besoin de ce « cyclone » supplémentaire. Les gens sont choqués par la violence et les pillages qui ont eu lieu. Fidèles à leur réserve, peu s’expriment sur le fond, ou en tout cas pas ouvertement. Les dégâts matériels sont importants dans la capitale, les dégâts humains le sont tout autant, bien que moins visibles. A cause des évènements, beaucoup sont sans emploi, c’est à dire sans aucune ressource. La crainte s’est installée. Il faut attendre.

Lundi 2 février, comme prévu nous avons redémarré le chantier. Beaucoup d’hommes se tenaient accroupis,  à l’entrée du quartier. Nous n’avons malheureusement pas pu les prendre tous, d’autant plus, que nous avons du réintégré 8 chefs de famille sur 10 en chômage technique pour cause de coup d’état « verbal » comme disent les médias...

D’un point de vue travaux, cette 4ème phase comprend uniquement des finitions qui ne nécessitent plus autant d’ouvriers. La maison communautaire résonne déjà de toutes parts de bruits de scie, de burins, de perceuse  pour les travaux dans la crèche, le point santé, la médiathèque, la cuisine, les toilettes et la salle polyvalente. Les finitions des deux dernières maisons sont aussi en cours. L’aménagement du centre de gestion suivra.

Nos autres objectifs pour cette 4ème phase sont : le démarrage de tous les services de la maison communautaire (voir ci-dessus), du centre de gestion pour la pépinière de micros entreprises, l’évaluation du projet et le transfert de compétence à l’association Miara-Dia.

Il n’y a plus beaucoup d’espaces disponibles dans les jardins mais nous avons tout de même entrepris des semis dans les châssis avec des graines de légumes à croissance rapide et aussi des fleurs pour le plaisir. J’ai rappelé à Lova, Ninie, Eugénie, Vero, Voahangy, les cinq 1ères femmes arrivées dans le projet, nos difficiles débuts en jardinage, quand nous attaquions à coup de pioche et avec un espoir mitigé cette terre aride et caillouteuse. Elles ont beaucoup ri en minant les sacs de terre transportés sur la tête, les brouettes grinçantes et les reins douloureux. Aujourd’hui, nous voyons avec bonheur le résultat de tous ces efforts et nous sommes fières.

Haingo nous a fait visiter son épicerie/salon de coiffure. Les étagères sont un peu vides en ce moment ...mais les clients sont tout de même au rendez-vous.

Nous avons fait la connaissance de Manitra (prénom qui ne se dit pas du tout comme il se lit !). Il est le premier artisan à s’installer dans la pépinière de micros entreprises. Il fabrique des accessoires de mode ; ceintures, pochettes, sacs, à partir de matériaux de récupération qu’il façonne avec un métier à tisser. C’est ingénieux, original et joli. Il envisage la formation et l’embauche de quelques femmes du quartier. Nous présenterons Manitra et son travail plus en détail dans une prochaine lettre de nouvelles.

Nous rencontrerons prochainement nos amis de Miara-Dia pour faire le point sur les 3 mois écoulés, évoquer et organiser l’avenir.

Comme prévu l’association « le Grain de Blé » organise un club de loisirs deux fois par mois à Tsaratànana. 40 enfants participent régulièrement aux activités. Beaucoup viennent des quartiers environnants. Les échos sont très positifs.

La 1ère journée est achevée. Nous quittons le quartier dans la lumière rasante de cette fin d’après midi d’été. Des femmes discutent autour du puits, les enfants jouent et Lalao, dans la plate bande devant sa maison, s’occupe de ses fleurs. Nous sommes heureux.

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03 novembre 2008

TSARATANANA le 26 octobre 2008

les_constructions

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RETOUR EN FRANCE!

La 3ème phase du projet « Une Famille, Un Toit »

s’est déroulée, comme les 2 premières dans un véritable tourbillon.

Et voilà, c’est déjà fini !

La belle image à garder, belle comme une naissance qui fait oublier les douleurs de l’enfantement : les visages rayonnants de Pierre et Lalao quand eux et leurs 3 enfants déménageaient sur leurs têtes leurs maigres effets du chalet vers leur maison. Peut-on vraiment imaginer ce que signifie pour cette famille s’installer dans une maison, leur maison, elle, qui depuis au moins 3 générations vit à proximité des décharges sous des abris de fortune ? 

la_maison_de_Pierre_et_Lalao__avant__

La maison de Pierre et Lalao avant!

      

Lalao_et_Pierre

                                            Pierre, Lalao, Jaona, Sandra, Christian devant leur maison à Tsaratànana

Nous sommes de retour en France. Maintenant il faut se poser un peu pour analyser le vécu de ces trois derniers mois tout en s’interdisant, au moins un petit peu, mais comme c’est difficile !, de préparer dans notre tête la 4ème phase qui sera une phase de finitions des locaux mais aussi d’évaluation et de transfert de compétences progressif vers MIARA-DIA ( « Marcher Ensemble »).

Nous avons, ensemble, avec toute notre équipe : familles, ouvriers et partenaires, atteint nos objectifs. Quand nous regardons la maquette aujourd’hui, il y a désormais une image bien claire qui se superpose dans notre tête, c’est celle du quartier tel qu’il est aujourd’hui, tout à fait conforme aux plans initiaux, la vie et des cris d’enfants en plus.

maquette

vue_d_ensemble

Toutes les constructions sont achevées : maisons, centre de gestion, maison communautaire, lavoirs et vestiaires de sport, atelier, toilettes publiques ainsi que tout le réseau d’évacuation des eaux et la délimitation des espaces de circulation (rue, trottoir, chemin). Il reste maintenant les finitions intérieures de certains bâtiments.

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la salle polyvalente de la maison communautaire

Un effort tout particulier a été fait sur l’éducation au respect de l’environnement : la mise en place de toilettes sèches, avec quelques résistances culturelles externes au quartier... , le tri sélectif et la recherche d’une filière de recyclage des plastiques en particulier, à ce sujet, quelques idées commencent à prendre forme, la culture des jardins potagers en utilisant le compost réalisé avec les familles, l’utilisation progressive par les femmes des cuiseurs solaires et bien sûr le reboisement de l’ensemble du quartier. Nous comptons sur la saison des pluies pour arroser tous les arbres plantés. Il y en a 500 au total. On les voit à peine dans tout ce rouge, ils sont encore tout petit. Ils pousseront à leur rythme mais ils pousseront, c’est le sens de la vie.

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Tout comme, d’ailleurs, les familles qui avancent pas à pas vers l’autonomie en prenant de plus en plus conscience de leur valeur et de leurs talents. Tout cela demande aussi du temps et de la patience. Il ne suffit pas de ...

Ils seront accompagnés dans leurs efforts par les membres de MIARA-DIA (l’association partenaire de CAP ESPERANCE), qui s’investissent déjà dans tous les projets en cours et dans l’accompagnement social qui viendra consolider l’ensemble des formations réalisées pour les femmes dans les domaines de la santé, de l’hygiène, de l’éducation, de la gestion du budget, de l’alimentation.

Toavisoa

Toavisoa

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Willy, prêt pour l'école!

Un club d’enfants, verra le jour courant novembre. Il proposera diverses activités de loisirs et d’éveil aux enfants du quartier et des environs deux fois par mois. Il sera animé par une équipe de l’association « Le Grain de Blé » dirigée par Voahangy.

L’atelier, maintenant bien équipé, a déjà commencé à fabriquer des toilettes sèches destinées à la vente. L’idée n’est pas de faire du business, mais de permettre à des familles, en particulier  en milieu rural, d’accéder à un meilleur niveau de confort et d’hygiène tout en créant à terme quelques emplois. Pour faciliter une bonne utilisation, nous avons fait réaliser par un artiste local, une bande dessinée à vocation pédagogique fournie aux acheteurs lors de la vente.

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Haingo aura bientôt le feu vert pour l’ouverture de l’épicerie dont elle sera gérante et de son salon de coiffure pour lequel elle a reçu un micro crédit pour les différents équipements. Il y a encore quelques détails administratifs à régler. Le statut de gérante pour l’épicerie lui permet de ne pas alourdir son taux d’endettement. Miara-Dia sera son employeur et Miza sa conseillère et formatrice.

Trois familles bénéficient maintenant de l’éclairage électrique grâce à un convertisseur qui transforme l’énergie d’une batterie 12V en 220V. Les autres familles seront équipées progressivement.

Durant notre séjour, nous avons eu la joie d’avoir quelques visiteurs de France : Jean-Marc de l’association « Projets, + Actions », Jackie et Christian de Eth, membres de CAP ESPERANCE, un groupe en voyage à Madagascar et amené à Tsaratànana par un Soissonnais et bien sûr Pierre et France-Lise Belmant (Président et Secrétaire de CAP ESPERANCE). C’était important qu’ils puissent voir de leurs yeux ce projet porté par l’association depuis 2007 et connaître les familles, les membres de Miara-Dia et certains partenaires comme en particulier la commune d’Ambohidratrimo.

France_Lise_et_Angelina

Christian__nergiquement_

Dans leurs bagages ils avaient amenés beaucoup de choses pour équiper la crèche : des jouets, jeux, du matériel  éducatifs ainsi que beaucoup de briques (en plastique celles-ci !) pour initier à la construction  les futurs bâtisseurs en culottes courtes. On le dit tout bas, mais même les mamans, mine de rien, construisaient leur petite maison en « lego ».

France-Lise assistée d’Angelina a mis ses talents d’infirmières très appréciés au service de certaines formations auprès des femmes et des enfants : les gestes de premiers secours, l’hygiène bucco-dentaire et sa séquence  « rire » lors de la mise en pratique avec les brosses à dents rigolotes qu’ils avaient amenés dans leurs valises, l’éducation concernant la santé de la reproduction avec son débat très animé, l’hygiène corporelle avec mise en pratique... et un jeu de l’oie géant pour récapituler le tout . Elle a même gonflé des ballons pour faire des têtes de clowns aves les enfants.

France_Lise_et_les_ballons

Pierre de son côté a introduit dans les toilettes publiques un élément de confort tout occidental avec l’eau au lavabo grâce à un bidon extérieur équipé d’un robinet. L’eau, le savon, tout est  là pour assurer une bonne hygiène des mains !

Grâce à lui aussi, maintenant à Tsaratànana, on peut lire l’heure aux cadrans solaires qu’il a mis au point et installé sur la stèle qui recevra le nom de tous les donateurs. Dans le quartier l’innovation est partout !

Pierre_2

cadrans_solaires

Un grand merci à Miza, Angelina et Johnny, Estera et Tovo, Lala, Norosoa, Cadet, Vincent de Paul de nous avoir rejoint dans cette belle aventure au travers de l’association Miara-Dia et à Haingo et Tiana qui seront le lien indispensable entre les familles et l’association.

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02 octobre 2008

TSIRESY

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